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LE CENTRE NOTRE DAME DU REFUGE (CNDR)

En 1988, le Projet de prise en charge des enfants en situation difficile (ESD) a été mis sur pied dans l’Archidiocèse de Parakou, sur l’initiative privé d’un couple laïc. Pour se faire, un centre a été créé : le Centre Notre Dame du Refuge (CNDR), Somon BIRU de Komiguéa, dont le but principal poursuivi était l’accueil, la protection, l’encadrement et la prise en charge des enfants en situation difficile. Après plusieurs années d’existence de ce centre dont on ne peut plus démontrer la pertinence, quelques difficultés ont surgit, difficultés qui ont conduit à une fermeture temporaire en juillet 2008.
Le Centre Notre Dame du Refuge a ré-ouvert ses portes en mars 2009 et a été, pour ce faire, intégré pleinement aux différents projets de la Caritas-BDBD. Cette pleine intégration garantit désormais un cadre fiable à la gestion financière et permet au Centre Notre Dame du Refuge de bénéficier, grâce à l’expertise et l’expérience de la Caritas-BDBD, d’un appui technique indispensable à son fonctionnement.
C’est à cette même époque que Morgane LAUNAY, la présidente d’Anabibou, est partie pour participer à cette réouverture et y assurer, entre autre, l’encadrement socio-éducatif des enfants.  Elle y sera restée pendant 30 mois.
Le centre a, au cours de cette période, accueilli progressivement de 5 à 20 garçons de tout âge et de toute origine pour leur éviter le parcours chaotique des enfants de la rue.
L’objectif principal du travail effectué auprès de ces enfants vise à leur redonner un cadre de vie serein, des limites, leur permettre de suivre une scolarisation ou une re-scolarisation et éventuellement d’être orientés vers un secteur d’activité manuel pour un apprentissage. Il s’agit aussi d’apprendre aux enfants la vie en collectivité et les règles élémentaires à une vie sociale.
Un deuxième objectif important et innovant au Bénin est le travail effectué avec les parents, il s’agit en effet, de faire prendre conscience à la famille (quand elle existe encore) de son rôle parental et éducatif et de rassurer les parents quant à leur capacité à prendre en charge leur(s) enfant(s).
Mais il s’agit aussi et surtout de travailler avec eux pour trouver des solutions qui permettront à plus ou moins brèves échéances de régulariser la situation familiale et ainsi de voir l’enfant rentrer au domicile parental dans les meilleures conditions de vie possible.
Le Centre dispose aussi de quelques terrains agricoles et des vergers  lui permettant de cultiver quelques-uns des produits consommés au quotidien par les enfants (mangues, piments, maïs, haricot, igname,…). Le centre possède aussi un élevage de chèvres, de lapins, de porcs et de volailles Le centre accueille maintenant une trentaine de garçons en situation difficile et âgés de 3 à 16 ans et poursuit ses activités.

Devant, une nouvelle fois, l’absence de nouvelles formelles ou plus informelles du CNDR et de ses responsables et ce malgré nos tentatives de contacts et après de longs échanges entre les adhérents présents l’assemblée générale de l’association en mars 2020, il a finalement été décidé d’arrêter le soutien au CNDR dans sa forme actuelle, à savoir financement de lignes budgétaires(agriculture, scolarisation et santé).  Les responsables du CNDR ont été prévenus de cette décision et nous attendrons d’être éventuellement sollicités pour envisager un reprise du soutien sous une forme conforme aux statuts de notre association, à savoir le financement de projets ponctuels de plus petite ampleur et au bénéfice direct des enfants.

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L’ASSOCIATION POUR L’EDUCATION DES ENFANTS EN DIFFICULTE (APEED)

Agir pour “ Une société où tous les enfants sont instruits
et bénéficient d’une éducation de qualité :
Fondée par des élèves
Dirigée par des élèves
Sert les besoins des élèves

L’association a été créée en 2003 par Barthélémy SODANSOU qui avait été contraint de quitter le lycée en classe de première suite au décès de son papa et la baisse de revenus pour la famille qui s’en était suivie. Il a commencé par rassembler de façon informelle d’autres élèves dans la même situation que lui pour tenter de sensibiliser les autorités locales à leur situation et d’obtenir une exonération ou un allègement des frais de scolarité. Ils ont réussi !

Barthélémy a progressivement réalisé que nombreux étaient les jeunes dans cette situation et que seule une démarche collective pourrait faire avancer les choses positivement. Il a donc officialisé l’existence de l’APPED et y a consacré la majeure partie de son temps et de son énergie, arrêtant même ses études. L’APPED est en constante négociation avec les autorités de l’enseignement secondaire et réussit aussi à collecter des fonds pour développer l’association et augmenter le soutien apporté aux élèves en difficultés.

L’APEED soutient aujourd’hui plus de 125 élèves (collège/lycée) dont la moitié de filles, en leur fournissant à la rentrée scolaire des kits de fournitures, en finançant les ¾ des frais de scolarité. L’APPED aide aussi l’école primaire publique de Yarimarou (petit village enclavé de la commune de Tchaorou), dispense des cours d’informatique et des cours de renforcement. L’APEED a enfin pu ouvrir une bibliothèque scolaire et l’enrichir par de nombreux ouvrages. Au total ce sont plus de 400 jeunes en situation difficile qui sont soutenus par l’APEED.

Les objectifs de l’APEED :
losange  Contribuer à l’amélioration du taux de scolarisation en général et au maintien des élèves issus de familles défavorisées  dans les cycles de l’enseignement secondaire général.

losange  Assurer la prise en charge psycho-sociale des Orphelins et Enfants Vulnérables.

losange  Assurer la sélection et le suivi scolaire des OEV.

losange  Doter en fournitures et manuels scolaires chacun des élèves sélectionnés.

losange  Contribuer dans une proportion de ¾ au paiement des frais de scolarité des élèves bénéficiaires.
losange  Renforcer le niveau d’étude des élèves bénéficiaires.

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LE CENTRE DE PROMOTION SOCIALE DES JEUNES AVEUGLES DE PARAKOU (CPSJA)

Il accueille environ 80 jeunes aveugles ou amblyopes et a pour objectif d’une part la scolarisation, (en interne pour permettre l’apprentissage du braille puis dans une classe en milieu ordinaire à partir de la 6ème) et d’autre part  l’acquisition d’une plus grande autonomie et  ainsi permettre aux jeunes de s’intégrer plus facilement dans la société béninoise peu tournée vers le handicap. Depuis l’affectation subite en 2014 de Jérémy  GOUROUBERA, le directeur, à un nouveau poste, nous n’avons plus de contact avec le nouveau directeur. Notre soutien au centre de promotion sociale des jeunes aveugles s’est donc interrompu.